Dialectique Métaphysique

02 octobre 2017

La mort

 

 

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La mort.

 Nombreux sont ceux qui pensent que la mort est un sommeil éternel.

Or, le sommeil est toujours le sommeil d'un être vivant, fusse une mouche. Quand on meurt, il n'y a plus comme vivants que les cellules qui nous composent et qui meurent à leur tour, donc il n'y a plus de sommeil possible.

 Tant qu'on est vivant, on occupe une place dans le monde et, dans la tête, il n'y a pas place pour un autre vivant, conséquence du principe de solitude ontologique.

Lorsqu'on meurt, c'est tout un monde qui disparaît, mais dans un intervalle de temps dt qui suit, une myriade de mondes apparaissent, et si dt est suffisamment petit il n'y en a qu'un seul qui nait. Tout se passe alors comme si l'on renaissait sous une autre forme. En fait, ON c'est ni plus ni moins que l'Être et le nouveau vivant une de ses manifestations.

 Bien sûr, on peut penser qu'une âme éternelle s'échappe du corps avec sa carte d'identité, mais cette croyance me semble bien naïve et difficile à soutenir.

 Conséquence: si vos actes créent des conditions de souffrances, comme le plastique jeté qui se retrouve dans la mer et étouffe un dauphin, et si à votre mort, c'est un dauphin qui nait, tant pis pour vous.

 Texte de Geveil.

 

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09 septembre 2017

L’absurdité du monde.

 

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L’absurdité du monde.

Nous ne comprenons pas le monde et il nous semble absurde. Ceci semble une évidence pour pas mal d’entre-nous. Bien sûr, il y a ceux  qui adhèrent aux réponses apportées par les religions ou par différentes écoles de pensée. Ceux-là ne se posent pas de questions car on leur a donné les réponses et cela suffit à leur bonheur.

Mais les autres, ceux qui doutent de tout, ceux qui n’arrivent pas à avoir un point d’ancrage leur permettant de supporter cette vie qu’ils jugent absurde, sont-ils condamnés à être malheureux? Camus a écrit que: « l’homme se trouve devant l’irrationnel. Il sent en lui son désir de bonheur et de raison. L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde » 

Serions-nous alors condamnés à être en totale souffrance dans notre vie? Le non-sens apparent du monde nous condamne à être des navigateurs perdus, ballotés dans un esquif en perdition sur la mer déchainée. Nous cherchons désespérément un phare, mais aucune lueur n’apparait à l’horizon….et le désespoir nous guette. 

Mais malgré tout, tel Sysiphe poussant son rocher, peut-on espérer être heureux malgré l’absurdité du monde? Peut-on trouver le moyen de puiser dans la vie même les éléments nous permettant de la vivre intensément, en trouvant le bonheur?

Est-ce qu’un monde logique serait plus à même de nous rendre heureux? N’est-ce pas justement l’absurdité de notre existence qui en fait le prix, à l’instar de la mort, qui donne toute sa valeur à la vie?

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22 août 2017

Essai d’une cosmogonie annoncée.

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Essai d’une cosmogonie annoncée.

Il y a l’œuf cosmique qui est gros d’énergies potentielles en parfait équilibre et qui en même temps  n’est pas. Il n’existe pas, il Est. C’est l’Absolu. C’est le Zéro représenté par un cercle symbolisant le contenant. Il contient l’infini représenté par un huit horizontal, symbolisant le contenu replié sur lui-même, mais toujours infini. Ben oui, l’Infini par définition ne peut pas être limité. Ce sont deux états superposés d’une même « monade ». Ils n’ont pas d’existence intrinsèque à un temps T. Ils sont un continuum instantané.  Le Zéro contenant l’Infini ne  peut qu’être infini.

Au sein de ce « maelström » non manifesté, en équilibre, un déséquilibre (singularité) crée la prééminence d’une « énergie » sur les autres  et c’est le manifesté qui est à l’œuvre. Mais il est le propre  artisan de son « évolution », qui ne peut que s’étendre à l’infini et donc…… rejoindre le Zéro. C’est l’Ouroboros Cosmique, l’infiniment grand se transformant en infiniment petit. Le vieux Yang donnant naissance au jeune Yin. Et ceci ad infinitum……

Mais cela se produit en superposition d’états. C’est par notre immersion dans l’espace/temps que nous avons la « sensation » d’être le point focal de deux infinis. En réalité, nous sommes tour à tour Etant et Vide, mais en simultané. Lorsque nous sommes dans le mental, nous sommes Etant et lorsque nous sommes dans l’état d’Eveil, nous sommes le Vide dont tout procède. ….c’est à dire…Dieu.

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22 juillet 2017

Tout est là, en nous, mais….

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Mille et une religions

Mille et un gourous

Mille et une techniques

Mille et une voies

Mais un seul centre où on peut faire l’expérience du vide.

Après avoir succombé au miroir aux alouettes, fatigué de sa quête stérile, en s’abandonnant, l’impétrant reçoit la réponse tant désiré dans la simplicité de l’instant.

Là, ayant abandonné les diktats egotiques pourvoyeurs de rêves, l’Être peut enfin se mirer dans la limpidité de sa source.

Tout est là, en nous, mais….

 

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22 juin 2017

L’oubli

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L’oubli

Pour nous humains,  y a deux façons d’être d’être au monde. L’identification à la forme (état de rêve éveillé, ou ignorance) et perception de notre réalité ultime (l’éveil, ou connaissance).

La plupart d’entre nous, sommes dans l’état de rêve éveillé, mais nous avons la possibilité de pouvoir vraiment nous éveiller, en prenant conscience de cette réalité ultime.

Le problème, c’est que constamment nous devenons amnésiques et tombons dans l’oubli. Mais au fait qui s’oublie?…. Ben c’est la Conscience transcendantale qui s’oublie elle-même en se plongeant dans le manifesté.

Mais elle le fait au travers des fragments individuels d’elle-même. Ce qui fait que chacun de nous se perd dans l’illusion du monde. Mais cette perte affecte-t-elle la Conscience transcendantale? Pas le moins du monde, car la Conscience transcendantale reste inaltérable étant la Conscience immanente de l’Absolu.

Ce ne sont que nos conscience parcellaires qui s’oublient dans le monde manifesté et sont dépendantes de lui. Mais elles sont toujours cette conscience transcendantale et elles peuvent à tout moment le réaliser et se réveiller de l’oubli.

Mais pourquoi tout cela, va-t-on dire?  Ben, c’est le jeu divin de cache-cache. Dieu, s’identifie à nous, se prend pour nous. Mais en se croyant nous, il ressent un manque et va se mettre à..... rechercher Dieu.

Dieu qui recherche Dieu, drôle de paradoxe et pourtant…..

Au bout de sa recherche Dieu fini par se trouver lui-même et là, la totale solitude de sa conscience fait qu’il se fragmente dans l’ignorance de sa propre identité en se prenant pour l’être incarné…. en se prenant pour nous.

Mais Dieu ne peut pas se perdre, il ne fait que jouer avec lui-même, avec la manifestation transcendantale à l’oeuvre en une succession d’oublis et de clairvoyances.

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31 mai 2017

L’éveil.

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Notre véritable nature ne peut être aperçue que par notre véritable nature, car seule la Conscience est le Témoin… c’est la Présence… c’est ce qui Est. Le phénomène d’éveil, n’est rien d’autre que cela, il n’est pas une expérience du mental. Un cheminement spirituel basé sur un renforcement de l’ego, que l’on laisse aux commandes, en l’instaurant ego spirituel, ne peut que le renforcer et par voie de conséquence nous fourvoyer, en nous empêchant de soulever le voile qui nous cache le Réel.

Cela veut-il dire qu’il faille arrêter tout cheminement spirituel basé sur une discipline évolutive ou qui s’inscrirait dans une école de pensée? Non, pas nécessairement. Pas nécessairement, si on comprend que le cheminement spirituel doit, au fur et à mesure que l’on avance, nous permettre de  nous dépouiller de nos vielles hardes, de les laisser sur le chemin, comme la veille peau que le serpent abandonne, pour se retrouver dans la nudité originelle et non de rechercher à se vêtir toujours plus de beaux atours, brillants et clinquants, ce qui malheureusement se passe la plupart du temps.   

Mais, souvent quand on appartient à une tradition spirituelle, on adopte ses dogmes, ses règles et ses coutumes, on s’insère dans un moule. Nous voulons progresser dans une recherche de résultat, avec un but à atteindre. C‘est ainsi que l’ego va s’approprier le rôle de Maitre d’oeuvre. C’est pourquoi, si cela est compris, il n’est nul besoin de s’insérer dans une filiation spirituelle ou d’user de techniques particulières, quoi qu’en disent les « Maîtres » proclamés des innombrables « ismes », qui claironnent à tous vents qu’en dehors de leur chapelle point de salut. 

Il suffit, dans la vie de tous les jours, d’être présent au présent. De faire en sorte que chaque acte soit fait avec conscience, sans subir les dictats du mental. Faire de nos moments de centrage, loin du  brouhaha et de la fureur du monde, des moments de paix et d’amour. Se recentrer dans l’intériorité de notre être, dans cet espace vide qui est le Vide de la Présence et qui est notre véritable nature. Là ne reste qu’un Témoin, vide et plein à la fois….. C’est cela l’éveil.

 

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26 avril 2017

La connaissance du divin.

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La connaissance du divin.

Pourrait-on en tant que conscience séparée connaitre le divin? Cela semble peu probable. Si nous pouvons connaitre le divin, c’est que le divin est en nous. C’est que lui et nous sommes de même nature. Il est dit dans les écritures que nous sommes créés à l’image de Dieu, ce qui veut dire que nous sommes la même conscience et c’est par cette conscience que le divin peut être connu.

Mais pour cela, il ne faut pas nous croire séparés, et tout en participant au monde, garder en soi ce lien qui nous uni au divin. Dans les pensées et les actes de tous les jours, garder cette présence en nous comme un joyau dans son écrin. Faire que, jour après jour cette relation se fortifie, pour qu’à terme il n’y ait plus de séparation entre notre conscience et la Pure Conscience de l’Être.

 

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22 mars 2017

Arts martiaux et voie d'éveil.

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Arts martiaux, voie d’éveil ? Au premier abord cela semble paradoxal, mais le fait est qu’ils le sont.
Ils le sont devenus au japon quand le Bujutsu (art de la guerre) est devenu Budo ( art d’arrêter la lance). 

Voyons comment ils sont une voie d’éveil. Dans la pratique des AM, on va rechercher l’excellence, la pureté du geste et la maîtrise de soi avec un état d’esprit particulier (Mushin). La finalité du combat est toujours là, mais au lieu d’être focalisé sur les autres, il est tourné vers soi même. C'est une ascèse qui va demander beaucoup de courage, d’abnégation et de persévérance. On va comprendre que si ennemi, il y a, il est tapi au fond de nous et que c’est a nous a le débusquer. C’est un travail de longue haleine, qui doit s’envisager sur la vie entière.

Bien que certains senseïs avaient déjà entrevu la capacité de formation de l’esprit que peuvent apporter les techniques de combat, elles étaient surtout à visée guerrière. Mais pour bien comprendre, il faut se placer dans la société médiévale japonaise. Le Japon vivait replié sur lui-même, par une volonté d’isolement et avec un système hiérarchique cloisonné. Tout en bas, il y avait les intouchables (d’une manière générale, tous ceux qui avaient des métiers liés à la mort), au dessus, il y avait les marchands, puis, les artisans, puis, les paysans et au dessus, la classe des Bushis, qui avaient droit de vie et de mort sur les classes inférieures. 

Ces bushis étaient constitués en clans, avec le Shogun (seigneur) à leur tête, chapeautant les Daimyôs et une armée de samouraïs tout dévoués à leur maître, au point de se faire seppuku (suicide rituel) en cas de déchéance de celui-ci.

Enfin, au sommet se trouve l’empereur (considéré comme un dieu sur terre). Mais bien à l’abri dans son palais, il n’avait guère de pouvoir sur les Shogun et se tenait en dehors des guerres claniques que se faisait sans cesse les Shoguns. Il faudra attendre l’ère Meiji pour que l’empereur soit investit de tout ses pouvoirs.

C’est là que l’Amiral Perry porteur d’une missive du président des Etats Unis pour que le Japon ouvre les routes maritimes au monde extérieur que celui-ci ( le Japon) découvre la puissance destructrice des armes à feu moderne. Que peut un Katana face à un fusil à répétition ou une mitraillette?

L’ère Meiji ayant vu les pouvoirs de l’empereur rétabli,  la classe des Samouraïs se retrouva persona non grata et perdit ses prérogatives. Ils se révoltent et furent écrasés par l’armée impériale. (voir le magnifique film « le dernier des Samouraïs » avec Tom Cruse).
Mais il fut décidé de garder intacts les différents arts de guerre qui étaient une richesse culturelle.

Les maîtres d’armes, par la force des choses, ont réorienté la finalité des pratiques martiales, en mettant l’accent sur la recherche intérieure, pour faire que le Ju (technique) devienne Do (la voie).

Après la dernière guerre mondiale, trois figures emblématiques vont ressortir de l’oubli les anciennes techniques martiales, pour justement leur donner la possibilité d’être le terreau sur lequel s’élaborera ce Do. Il y a Jigorô Kanô, fondateur du JuDo (la voie de la souplesse) mettant l’accent sur l’action/réaction, plutôt que sur la résistance. Il y a Gichin Funakoshi, fondateur du KaratéDo (voie de la main vide –vide d’arme et de mauvaise intention-) mettant l’accent sur l’atémi (coup frappé) et Morihei Ueshiba fondateur de l’aïkiDo (voie de l'union des énergies) mettant l’accent sur l’esquive et le déplacement. Ce sont ces trois maîtres qui ont permis aux arts martiaux japonais de prendre leurs envol mondial.

Ces trois senseïs avaient compris, comme certainement d’autres avant eux, que si l’homme veut survivre en tant qu’espèce évoluée, il doit impérativement se tourner vers les forces créatrices et non destructrices. La violence étant parti intégrante de notre espèce, vouloir l’éradiquer ne peut que déboucher sur une implosion. Elle doit être canalisée et sublimée pour servir la paix et la Lumière.

Le vrai guerrier est un guerrier de la Lumière et ma quête personnelle est tournée vers cet objectif.

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