Dialectique Métaphysique

22 juillet 2017

Tout est là, en nous, mais….

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Mille et une religions

 

Mille et un gourous

 

Mille et une techniques

 

Mille et une voies

 

Mais un seul centre où on peut faire l’expérience du vide.

 

Après avoir succombé au miroir aux alouettes, fatigué de sa quête stérile, en s’abandonnant, l’impétrant reçoit la réponse tant désiré dans la simplicité de l’instant.

 

Là, ayant abandonné les diktats egotiques pourvoyeurs de rêves, l’Être peut enfin se mirer dans la limpidité de sa source.

 

Tout est là, en nous, mais….

 

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22 juin 2017

L’oubli

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L’oubli

Pour nous humains,  y a deux façons d’être d’être au monde. L’identification à la forme (état de rêve éveillé, ou ignorance) et perception de notre réalité ultime (l’éveil, ou connaissance).

La plupart d’entre nous, sommes dans l’état de rêve éveillé, mais nous avons la possibilité de pouvoir vraiment nous éveiller, en prenant conscience de cette réalité ultime.

Le problème, c’est que constamment nous devenons amnésiques et tombons dans l’oubli. Mais au fait qui s’oublie?…. Ben c’est la Conscience transcendantale qui s’oublie elle-même en se plongeant dans le manifesté.

Mais elle le fait au travers des fragments individuels d’elle-même. Ce qui fait que chacun de nous se perd dans l’illusion du monde. Mais cette perte affecte-t-elle la Conscience transcendantale? Pas le moins du monde, car la Conscience transcendantale reste inaltérable étant la Conscience immanente de l’Absolu.

Ce ne sont que nos conscience parcellaires qui s’oublient dans le monde manifesté et sont dépendantes de lui. Mais elles sont toujours cette conscience transcendantale et elles peuvent à tout moment le réaliser et se réveiller de l’oubli.

Mais pourquoi tout cela, va-t-on dire?  Ben, c’est le jeu divin de cache-cache. Dieu, s’identifie à nous, se prend pour nous. Mais en se croyant nous, il ressent un manque et va se mettre à..... rechercher Dieu.

Dieu qui recherche Dieu, drôle de paradoxe et pourtant…..

Au bout de sa recherche Dieu fini par se trouver lui-même et là, la totale solitude de sa conscience fait qu’il se fragmente dans l’ignorance de sa propre identité en se prenant pour l’être incarné…. en se prenant pour nous.

Mais Dieu ne peut pas se perdre, il ne fait que jouer avec lui-même, avec la manifestation transcendantale à l’oeuvre en une succession d’oublis et de clairvoyances.

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31 mai 2017

L’éveil.

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Notre véritable nature ne peut être aperçue que par notre véritable nature, car seule la Conscience est le Témoin… c’est la Présence… c’est ce qui Est. Le phénomène d’éveil, n’est rien d’autre que cela, il n’est pas une expérience du mental. Un cheminement spirituel basé sur un renforcement de l’ego, que l’on laisse aux commandes, en l’instaurant ego spirituel, ne peut que le renforcer et par voie de conséquence nous fourvoyer, en nous empêchant de soulever le voile qui nous cache le Réel.

Cela veut-il dire qu’il faille arrêter tout cheminement spirituel basé sur une discipline évolutive ou qui s’inscrirait dans une école de pensée? Non, pas nécessairement. Pas nécessairement, si on comprend que le cheminement spirituel doit, au fur et à mesure que l’on avance, nous permettre de  nous dépouiller de nos vielles hardes, de les laisser sur le chemin, comme la veille peau que le serpent abandonne, pour se retrouver dans la nudité originelle et non de rechercher à se vêtir toujours plus de beaux atours, brillants et clinquants, ce qui malheureusement se passe la plupart du temps.   

Mais, souvent quand on appartient à une tradition spirituelle, on adopte ses dogmes, ses règles et ses coutumes, on s’insère dans un moule. Nous voulons progresser dans une recherche de résultat, avec un but à atteindre. C‘est ainsi que l’ego va s’approprier le rôle de Maitre d’oeuvre. C’est pourquoi, si cela est compris, il n’est nul besoin de s’insérer dans une filiation spirituelle ou d’user de techniques particulières, quoi qu’en disent les « Maîtres » proclamés des innombrables « ismes », qui claironnent à tous vents qu’en dehors de leur chapelle point de salut. 

Il suffit, dans la vie de tous les jours, d’être présent au présent. De faire en sorte que chaque acte soit fait avec conscience, sans subir les dictats du mental. Faire de nos moments de centrage, loin du  brouhaha et de la fureur du monde, des moments de paix et d’amour. Se recentrer dans l’intériorité de notre être, dans cet espace vide qui est le Vide de la Présence et qui est notre véritable nature. Là ne reste qu’un Témoin, vide et plein à la fois….. C’est cela l’éveil.

 

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26 avril 2017

La connaissance du divin.

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La connaissance du divin.

Pourrait-on en tant que conscience séparée connaitre le divin? Cela semble peu probable. Si nous pouvons connaitre le divin, c’est que le divin est en nous. C’est que lui et nous sommes de même nature. Il est dit dans les écritures que nous sommes créés à l’image de Dieu, ce qui veut dire que nous sommes la même conscience et c’est par cette conscience que le divin peut être connu.

Mais pour cela, il ne faut pas nous croire séparés, et tout en participant au monde, garder en soi ce lien qui nous uni au divin. Dans les pensées et les actes de tous les jours, garder cette présence en nous comme un joyau dans son écrin. Faire que, jour après jour cette relation se fortifie, pour qu’à terme il n’y ait plus de séparation entre notre conscience et la Pure Conscience de l’Être.

 

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22 mars 2017

Arts martiaux et voie d'éveil.

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Arts martiaux, voie d’éveil ? Au premier abord cela semble paradoxal, mais le fait est qu’ils le sont.
Ils le sont devenus au japon quand le Bujutsu (art de la guerre) est devenu Budo ( art d’arrêter la lance). 

Voyons comment ils sont une voie d’éveil. Dans la pratique des AM, on va rechercher l’excellence, la pureté du geste et la maîtrise de soi avec un état d’esprit particulier (Mushin). La finalité du combat est toujours là, mais au lieu d’être focalisé sur les autres, il est tourné vers soi même. C'est une ascèse qui va demander beaucoup de courage, d’abnégation et de persévérance. On va comprendre que si ennemi, il y a, il est tapi au fond de nous et que c’est a nous a le débusquer. C’est un travail de longue haleine, qui doit s’envisager sur la vie entière.

Bien que certains senseïs avaient déjà entrevu la capacité de formation de l’esprit que peuvent apporter les techniques de combat, elles étaient surtout à visée guerrière. Mais pour bien comprendre, il faut se placer dans la société médiévale japonaise. Le Japon vivait replié sur lui-même, par une volonté d’isolement et avec un système hiérarchique cloisonné. Tout en bas, il y avait les intouchables (d’une manière générale, tous ceux qui avaient des métiers liés à la mort), au dessus, il y avait les marchands, puis, les artisans, puis, les paysans et au dessus, la classe des Bushis, qui avaient droit de vie et de mort sur les classes inférieures. 

Ces bushis étaient constitués en clans, avec le Shogun (seigneur) à leur tête, chapeautant les Daimyôs et une armée de samouraïs tout dévoués à leur maître, au point de se faire seppuku (suicide rituel) en cas de déchéance de celui-ci.

Enfin, au sommet se trouve l’empereur (considéré comme un dieu sur terre). Mais bien à l’abri dans son palais, il n’avait guère de pouvoir sur les Shogun et se tenait en dehors des guerres claniques que se faisait sans cesse les Shoguns. Il faudra attendre l’ère Meiji pour que l’empereur soit investit de tout ses pouvoirs.

C’est là que l’Amiral Perry porteur d’une missive du président des Etats Unis pour que le Japon ouvre les routes maritimes au monde extérieur que celui-ci ( le Japon) découvre la puissance destructrice des armes à feu moderne. Que peut un Katana face à un fusil à répétition ou une mitraillette?

L’ère Meiji ayant vu les pouvoirs de l’empereur rétabli,  la classe des Samouraïs se retrouva persona non grata et perdit ses prérogatives. Ils se révoltent et furent écrasés par l’armée impériale. (voir le magnifique film « le dernier des Samouraïs » avec Tom Cruse).
Mais il fut décidé de garder intacts les différents arts de guerre qui étaient une richesse culturelle.

Les maîtres d’armes, par la force des choses, ont réorienté la finalité des pratiques martiales, en mettant l’accent sur la recherche intérieure, pour faire que le Ju (technique) devienne Do (la voie).

Après la dernière guerre mondiale, trois figures emblématiques vont ressortir de l’oubli les anciennes techniques martiales, pour justement leur donner la possibilité d’être le terreau sur lequel s’élaborera ce Do. Il y a Jigorô Kanô, fondateur du JuDo (la voie de la souplesse) mettant l’accent sur l’action/réaction, plutôt que sur la résistance. Il y a Gichin Funakoshi, fondateur du KaratéDo (voie de la main vide –vide d’arme et de mauvaise intention-) mettant l’accent sur l’atémi (coup frappé) et Morihei Ueshiba fondateur de l’aïkiDo (voie de l'union des énergies) mettant l’accent sur l’esquive et le déplacement. Ce sont ces trois maîtres qui ont permis aux arts martiaux japonais de prendre leurs envol mondial.

Ces trois senseïs avaient compris, comme certainement d’autres avant eux, que si l’homme veut survivre en tant qu’espèce évoluée, il doit impérativement se tourner vers les forces créatrices et non destructrices. La violence étant parti intégrante de notre espèce, vouloir l’éradiquer ne peut que déboucher sur une implosion. Elle doit être canalisée et sublimée pour servir la paix et la Lumière.

Le vrai guerrier est un guerrier de la Lumière et ma quête personnelle est tournée vers cet objectif.

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