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La mort.

 Nombreux sont ceux qui pensent que la mort est un sommeil éternel.

Or, le sommeil est toujours le sommeil d'un être vivant, fusse une mouche. Quand on meurt, il n'y a plus comme vivants que les cellules qui nous composent et qui meurent à leur tour, donc il n'y a plus de sommeil possible.

 Tant qu'on est vivant, on occupe une place dans le monde et, dans la tête, il n'y a pas place pour un autre vivant, conséquence du principe de solitude ontologique.

Lorsqu'on meurt, c'est tout un monde qui disparaît, mais dans un intervalle de temps dt qui suit, une myriade de mondes apparaissent, et si dt est suffisamment petit il n'y en a qu'un seul qui nait. Tout se passe alors comme si l'on renaissait sous une autre forme. En fait, ON c'est ni plus ni moins que l'Être et le nouveau vivant une de ses manifestations.

 Bien sûr, on peut penser qu'une âme éternelle s'échappe du corps avec sa carte d'identité, mais cette croyance me semble bien naïve et difficile à soutenir.

 Conséquence: si vos actes créent des conditions de souffrances, comme le plastique jeté qui se retrouve dans la mer et étouffe un dauphin, et si à votre mort, c'est un dauphin qui nait, tant pis pour vous.

 Texte de Geveil.